Le métier de traducteur a-t-il encore de l’avenir ?

Avec le développement des nouveaux métiers du numérique, le métier de traducteur s’est nettement démocratisé. Malheureusement, il est sérieusement menacé par plusieurs facteurs dont les plus importants sont les outils de traduction automatique et la durée des études permettant d’aboutir à ce métier.

La menace des outils de traduction en ligne

Il y a encore quelques années, une traduction faite du français à l’anglais ou inversement comportait de nombreuses erreurs de sens ou d’accords. Un défaut majeur qui a facilité l’essor du métier de traducteur, réputé plus fiable. Aujourd’hui, les choses ont bien évolué et les traducteurs en ligne se sont nettement perfectionnés, égalant presque un vrai traducteur.

Ils sont surtout de plus en plus accessibles. Avec un simple smartphone et le bon logiciel, vous pouvez traduire absolument tout et n’importe quoi. Les méthodes de traduction sont, elles aussi, plus polyvalentes. L’écriture classique a laissé place à l’écriture manuscrite, puis à la commande vocale et finalement à la traduction par capture d’images.

Des études trop longues qui découragent

Dans un univers de plus en plus tourné vers le numérique, où l’intelligence artificielle se développe de façon remarquable, le métier de traducteur est sérieusement remis en question. Toutefois, l’autre facteur dont l’impact est non négligeable est la durée des études permettant d’exercer le métier de traducteur.

Dans les écoles spécialisées en traduction, il faut atteindre tout au moins le niveau bac+5. C’est le minimum si vous visez l’interprétation judiciaire ou l’interprétation de conférence.  Sinon, dans les universités anglophones, la moyenne est de 2 à 3 ans pour obtenir, ne serait-ce, qu’un baccalauréat spécialisé en traduction.

Il convient tout de même de préciser que même les outils de traduction automatique les plus perfectionnés sont limités sur certaines langues rares. S’il y a un avenir dans le métier de traducteur, il se trouve de ce côté-là.